Dimanche 27 avril 2008

Vendredi 25 avril,  nous nous sommes  rendus le long de la frontière dans les locaux du groupe Beta, une organisation gouvernementale  qui a pour but de venir en aide aux immigres et de les prévenir des dangers qu’ils courent en traversant la frontière. Selon les explications données par leur porte-parole, l’objectif de cette organisation n’est pas d’empêcher aux migrants de traverser la frontière mais avant tout de leur sauver la vie, Beta travaille notamment en collaboration avec Borders Angels, organisation américaine que nous avions rencontrée  précédemment.

Nous avons ensuite vu le trafic frontalier, et on a alors constate qu’une quantité  innombrable de voitures et d’hommes tentaient de rejoindre les Etats-Unis, tandis qu’un nombre minimal de voitures venait  au Mexique .

Nous sommes ensuite  allés dans un lycée Mexicain, on y a découvert une atmosphère festive et chaleureuse, la visite a tout d’abord débuté  par un spectacle de danses traditionnelles mexicaines ; on a ensuite converse par petits groupes avec des lycéens mexicains. Puis après avoir mange  nous sommes tous allés jouer au football. Enfin nous avons fini par une photo collective au bord de la piscine.

Samedi 26 nous sommes allés à « la Avenida  Revolucion » acheter des souvenirs mexicains. Nos achats termines, nous nous sommes diriges vers le poste frontière de San Ysidro, passant par la « zona rosa » : le quartier des cantinas et prostituées : certains ont alors pu assister a une scène surprenante : alors qu’une fille légèrement vêtue nous saluait (nous étions dans le bus) depuis la porte d’une cantina, l’homme a cote d’elle la tâtait comme un vulgaire morceau de viande… c’est aussi cela, une ville frontière…. Ensuite,  nous avons traversé la frontière a pied après avoir fait la queue une heure et demie sous une chaleur accablante. Et dire qu’il y a des Mexicains qui font ce trajet quotidiennement pour aller travailler ou faire des courses ! La queue fut longue et difficile mais contrairement a ce que l’on attendait le contrôle fut rapide et decontracte.
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Vendredi 25 avril 2008
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Vendredi 25 avril 2008


Pro Salud est un centre qui a été spécialement créé pour toutes les femmes et les jeunes. Spécialisé dans la prévention sexuelle et dans les dépistages de cancer du sein et de l’utérus, dans cet établissement travaillent d’excellents médecins femmes. Des femmes car les femmes mexicaines d'origine modeste, à fortiori migrantes ont déjà beaucoup de mal à accepter l'idée de voir un médecin ou encore d’être auscultées il est donc préférable pour elle d’avoir affaire à des femmes. Pro Salud dispose de plusieurs cliniques dans tout Tijuana et souhaitent que leur action de prévention s'étende à tout le pays. Cette association accueille les patients les plus favorisés jusqu’aux plus défavorisés, en effet ils adaptent leurs prix à leur clientèle ; le prix moyen d’une consultation chez un cancérologue au Mexique est de 75 dollars, dans ce centre elle est seulement de 25 dollars, parfois elle est même gratuite.

 




L'un des centres de consultation de Pro Salud se situe dans une école bilingue spécialement  créée pour pour les enfants indiens (Mixtèques) et les enfants métisses. Certaines femmes interviennent dans cette école grâce à l’intermédiaire de traductrices mixtèques. D’ailleurs dans le bulletin de notes des élèves la matière langue mixtèque apparaît.  













Cette première école bilingue a permis un véritable métissage des cultures elle est d’ailleurs située à côté dans un des quartiers les plus pauvres de Tijuana à la limite Sud où la ville ne cesse de s’étendre. Une des femmes interrogées nous a même expliqué que les seuls travaux qui existaient étaient dans sa région d'origine (Guerrero, Chiapas, Oaxaca) dans l’agriculture et qu’elle ne travaillait pas pour  toucher un salaire mais seulement pour récolter de quoi manger, ce qui explique leur présence à Tijuana.





Coralie, Manon, Khadija, Aurelie, Tatijana, Cecile

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Vendredi 25 avril 2008

 

Le mercredi 23 avril, l’après-midi…



Ce que nous avons vécu ces quelques heures là n’est pas explicable…

Moment d’émotions et de réflexions sur notre situation à tous.

Nous nous sommes rendus dans un foyer d’accueil pour les femmes et les enfants cherchant à fuir leur région d’origine afin de « poursuivre leur rêve » dans un pays qui est à leur yeux « meilleur » : les Etats-Unis. Celles qui se rendent dans ce genre de résidence ont déjà effectué un long et difficile  voyage pour la plupart d’entre elles depuis le sud du Mexique.

 

Présentation du lieu :

 

 






C’est une simple maison mais tout particulièrement conviviale qui offre des moyens de vie à ces jeunes femmes que l’on trouve très rarement dans un foyer traditionnel au Mexique.

Ce centre d’accueil est composé de dortoirs, cuisine, salle de douche, cabinet de consultation avec une assistante sociale et d’une cour disposant de jeux pour les enfants.
                                  Ces femmes sont encadrées par des religieuses bénévoles.

 

Le rôle du foyer :

Les femmes sont nourries et logées durant 12 jours si elles le désirent, elles disposent d’un suivi médical et d’un réel soutien de la part des dirigeantes qui les conseillent et les dirigent dans les voies à suivre comme les procédures judiciaires ou encore la recherche d’un travail.


Les interactions :

Nous avons eu la chance de pouvoir parler avec deux jeunes femmes et avec les enfants d’une d’entre elles.

Maria, est une jeune femme voulant retraverser la frontière afin de retrouver de l’autre côté ses enfants qui eux, nés aux états Unis, disposent de leurs papiers. Cette femme a déjà essayé de passer la frontière 3 fois depuis 5 ans et est bien décidée à retenter d’ici peu, c’est pour cela quelle se trouve dans ce centre. Maria nous a transmis ses émotions et ses « presque larmes » durant cette conversation…

Nous avons ensuite échangé quelques questions avec Julia, son fils et son neveu qui cherchent à traverser la frontière Etats-Unis / Mexique pour offrir à ces jeunes la chance d’étudier dans des milieux plus favorables à leur réussite.

L’un d’entre eux, son neveu, Rodriguez attend avec impatience de retrouver sa mère de l’autre côté. Il a la force et l’envie d’y arriver même après 3 échecs en 7 jours, il continue de garder espoirs et force et motive son cousin tout en soutenant sa tante qui en a bien besoin.

 




Pour conclure, je peux vous assurer que l’on ne ressort pas les mêmes d’en entretien comme celui-ci.






                                                                                                                                   Lindsay

 

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Vendredi 25 avril 2008
Lors de notre visite sur la zone des maquiladoras, nous avons longé le mur de séparation constitué de plaques métalliques ayant servi de piste d'atterissage à l'armée américaine lors de la première guerre du golfe. Sur ce mur de nobreuses croix ont été accrochées en mémoire des personnes décédés au cours de leur passage.
 En arrivant sur le site, le responsable de l'association the San Diego Maquiladora workers' solidarity network, nous a conduit sur les lieux d'une ancienne usine de recyclage de batteries automobiles. Cette usine, durant son fonctionnement a considérablement pollué les colonias (quartiers) des environs. En effet durant de longues années des résidus de plomb et de cadmium se sont déversés dans les eaux utiliséés par les habitants; cela a engendré de nombreux décés et de naissance d'enfants malformés (notament des nouveaux nés auxquels manquaient une partie de la boite craniène). Aprés un combat juridique et social de 30années, l'usine a été fermée et le site dépollué. Cette victoire a été l'aboutissement de la lutte persévérante d'associations de femmes.
 C'est justement dans les locaux d'une de ces associations que nous avons partagés le déjeuner. Après ce repas, deux femmes nous ont parlé des conditions de travail de leurs semblables au sein des maquiladoras. Des conditions précaires où nombreuses sont celles victimes de chantages ou d'abus sexuels. Les femmes syndicalistes défandant leurs camarades sont systématiquement menacées de perdre leur emploi.
 La dignité dont ont fait preuve ces femmes et leur archarnement légitime a faire respecter leurs droits nous a beaucoup ému. Comme nous a boulversé la visite d'un quartiers misérable touché par la pollution. Face à une telle situation notre groupe c'est senti honteux et impuissant. La question omniprésente chez chacun est comment faire face aux ignomnies du monde...?
Christophe
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Jeudi 24 avril 2008



Roger s’est installé en Basse Californie il y  a 8 ans, après y avoir beaucoup voyagé durant sa jeunesse. Il y a donc fondé son propre hôtel la « Villa Bahia ».

Se sentant très bien reçue par les mexicains de la région, la clientèle est à 70% américaine.

Si cette fois-ci le passage de la frontière se fait dans ce sens c’est parce que les américains y viennent principalement pour se relaxer  ou encore pour y passer une bonne retraite. Alors que pour les Mexicains l’émigration vers les Etats-Unis se fait principalement dans le but de trouver du travail ou encore de « visiter » selon Roger. Et s’il apprécie d’autant plus cette ambiance mexicaine c’est parce qu’il y trouve un sens de la famille qui est plus fort, parce que la nourriture et la bière y sont bonnes ainsi que la qualité de vie. En effet lorsque l’on demande à Roger si son hôtel est dur à entretenir il nous répond que non et que les mexicains font tout pour lui pour 20$ par jour.

Coralie

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Jeudi 24 avril 2008


Le  Chicano Park Day est la fête annuelle des Chicanos de la région de San Diego, se déroulant dans le barrio Logan, sur un terrain récupéré par la communauté.
Ces retrouvailles identitaires rassemblent à la fois des associations de défense de l'identité des Chicanos comme les Raza  Educadores, des groupes marxistes révolutionnaires constitués en milice de défense quasiment paramilitaires mais aussi des low-riders, aux voitures rutilantes montées sur suspensions trafiquées et superpuissantes, tout comme les gangs qui contrôlent le quartier.
Ces derniers, reconnaissables à leur gestes et leurs tatouages étaient d'ailleurs présents, vociférant et buvant leur Tecate (bière locale) à l'abri de la police dans une propriété privée (l'alcool étant interdit lors de cette fête). Dans cette espace hétérogène, tous les aspects de l'identité chicana s'expriment, depuis le goût bling-bling et kitchissime machiste des low-riders et des bikers, en passant par les particularismes de quartier jusqu'à la revendication transnationale des racines aztèques. D'ailleurs nous avons pu voir de nombreuses personnes arborant des T-shirt représentant les régions qu'ils souhaitent réintégrer au Mexique, territoire qu'ils appellent Aztlan et qui recouvre de nombreux états du Sud des USA  ("on était là avant").
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Mercredi 23 avril 2008
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Mercredi 23 avril 2008

 

Ce mardi 22 avril a été notre première journée à Tijuana. Nous nous sommes rendus au Colegio de la Frontera Norte. C'est une université axée sur la recherche, et qui s’intéresse de très près à la frontière.

 

Nous avons été reçus par une française, Marie-Laure, qui a commencé par nous faire visionner un documentaire tourné à Tijuana en 1991.On a pu alors se rendre compte qu'à cette époque, le passage des migrants était très intensif à Tijuana même, contrairement à aujourd'hui. En effet, aujourd’hui, les migrants, à cause des infrastructures et des politiques mises en place (mur, border patrol, surveillance intensive) se trouvent contraints à trouver de nouveaux itinéraires pour traverser la frontière, notamment en passant par le désert, prenant ainsi d’énormes risques de mort.

 

Notre interlocutrice a aussi évoqué l'aspect démographique de la frontière. En effet, une des conséquences de la position géographique de Tijuana a été une croissance très forte de la ville par rapport à la croissance nationale, notamment avec une dynamique économique de la ville tournée vers la frontière et une attraction des migrants vers les Etats-Unis.Cela a entraîné une très forte pression de la population, venant de tout le Mexique et de l'Amérique latine.

 

Nous avons également abordé un phénomène très spécifique à la frontière : les maquiladoras .Ce sont des entreprises étrangères établies au Mexique, attirées par la main d'oeuvre peu coûteuse et l'absence d'impôts locaux. En effet, au Mexique un ouvrier des maquiladoras gagne 300 dollars, ce qui ne représente presque rien pour nous mais équivaut à 3 salaires minimum au Mexique. Mais les maquiladoras sont très critiquées pour diverses raisons. Ainsi, on leur reproche de lutter contre la création de syndicats, de ne pas s'être intégrées dans l'économie mexicaine, de produire des déchets toxiques et de ne pas payer les impôts locaux.

 

Enfin, nous avons abordé la frontière sous l’angle des personnes concernées, migrants ou habitants frontaliers. En effet la frontière au sens propre du terme est une séparation de deux Etats souverains. Mais les gens la perçoivent de bien des manières différentes. Ainsi "la frontière n'est pas une limite mais le centre de la région". Elle a aussi été comparée a "une pièce de monnaie, elle a deux faces". C'est un "lieu de

passage mais aussi de vis-à-vis". Et enfin, "être frontalier, c'est profiter au maximum des deux côtés".

 

 

 

 

Après ces interventions, nous avons été sur la plage de Tijuana, pour voir le mur qui la sépare. Ce mur est composé de grandes tiges de métaux alignées formant ainsi une barrière sensée empêcher le passage du Mexique vers les Etats-Unis. L’ironie, c’est que lorsque l’on voit cette barrière, cela paraît très facile de passer d’un pays à l’autre. Ainsi quelques personnes de la classe sont passées de l’autre côté. C’est donc un peu une sensation de futilité que l’on ressent quand on la voit mais bien sûr, même si on ne la pas aperçue, la Border Patrol américaine surveille ce passage très activement et poursuit quiconque s’introduit plus loin aux U.S.A.

 

Une autre chose impressionnante, c’est la différence de paysage des deux côtés de la frontière. En effet, du coté mexicain, les habitations sont très proches de ce mur et l’on trouve des commerces, des bars à proximité, et des gens venus profiter de la plage. Tandis que du côté américain, on a une impression de vide, il n’y avait personne, aucune habitations et un parc désert. Cela entraîne une impression de « vie » du côté mexicain en opposition aux Etats-Unis, un peu triste et morne. C’est incroyable de se dire qu’une simple barrière, mais représentant une limite très défendue, ait pu à ce point transformer le paysage…

 

Cette frontière matérialisée est ainsi particulière à bien des égards. Mais elle paraît déplacée sur cette plage car si on regarde la mer ou le sable on ne sent aucune différence.

 

 

 

 

 

Jade, Hania, Elodie, Anissa, Célia

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Mardi 22 avril 2008
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par 1ES1
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