Apres avoir senti lors de notre visite à Lincoln High school la séparation entre communautés et les conditions de vie précaires des habitants du quartier (les professeurs estiment que les 300 euros de participation des familles françaises à ce voyage ne pourraient être assumés par les familles des élèves de Lincoln High), nous nous sommes rendus dans le quartier le plus riche de San Diego : « the rich town » comme disent les locaux. Lesquels nous confiaient que les habitants de La Jolla avaient empêché l’extension de la ligne du tramway depuis le centre ville, préférant rester entre soi. Le bus nous a toutefois déposé au pied de la colline, que nous avons arpenté au milieu de maisons d’architecte énormes (plusieurs millions de dollars par maison), entourées par une végétation luxuriante et soignée.
A la descente, notre œil a été attire par l’affairement de plusieurs employés mexicains autour d’énormes berlines luxueuses, astiquant les chromes et les vitres : scène banale de la vie quotidienne, ce que nous a confirme notre entrée dans le fast food local : nous avons commandé notre repas en espagnol, puisque tout le staff était mexicain.
Nous faisons aussi l’expérience du consumérisme américain : quel plaisir de pouvoir recharger à volonté ces énormes gobelets de coca ! Lors de notre visite au centre commercial (le fameux « mall » de San Diego), nous n’étions plus spectateurs mais acteurs. L’intérêt pour cet après-midi dans ce temple de la consommation a été si intense que l’heure de rendez-vous fixée a été largement dépassée.
Ce qui explique que nous n’avons pas publié d’article ce jour-là.
