Lors de notre visite sur la zone des maquiladoras, nous avons longé le mur de séparation constitué de plaques métalliques ayant servi de piste d'atterissage à l'armée américaine lors de la
première guerre du golfe. Sur ce mur de nobreuses croix ont été accrochées en mémoire des personnes décédés au cours de leur passage.
En arrivant sur le site, le responsable de l'association the San Diego Maquiladora workers' solidarity network, nous a conduit sur les lieux d'une ancienne usine de recyclage de batteries
automobiles. Cette usine, durant son fonctionnement a considérablement pollué les colonias (quartiers) des environs. En effet durant de longues années des résidus de plomb et de cadmium se
sont déversés dans les eaux utiliséés par les habitants; cela a engendré de nombreux décés et de naissance d'enfants malformés (notament des nouveaux nés auxquels manquaient une partie de la boite
craniène). Aprés un combat juridique et social de 30années, l'usine a été fermée et le site dépollué. Cette victoire a été l'aboutissement de la lutte persévérante d'associations de femmes.
C'est justement dans les locaux d'une de ces associations que nous avons partagés le déjeuner. Après ce repas, deux femmes nous ont parlé des conditions de travail de leurs semblables au sein
des maquiladoras. Des conditions précaires où nombreuses sont celles victimes de chantages ou d'abus sexuels. Les femmes syndicalistes défandant leurs camarades
sont systématiquement menacées de perdre leur emploi.
La dignité dont ont fait preuve ces femmes et leur archarnement légitime a faire respecter leurs droits nous a beaucoup ému. Comme nous a boulversé la visite d'un quartiers misérable touché
par la pollution. Face à une telle situation notre groupe c'est senti honteux et impuissant. La question omniprésente chez chacun est comment faire face aux ignomnies du monde...?
Christophe